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Les bienfaits de l’islam, ici-bas et dans l’au-delà

Les bienfaits de l’islam sont nombreux, pour chaque croyant comme pour la société tout entière. La foi donne un sens à la vie, apaise le cœur, ouvre sans cesse la porte du pardon et propose une morale qui embellit les relations humaines. Elle promet surtout, à ceux qui croient et font le bien, une récompense éternelle auprès de Dieu. Voici ces bienfaits, présentés à la lumière du Coran et des hadiths authentiques.

Un sens à la vie et une relation directe avec Dieu

L’islam répond d’abord à la question que se pose tout être humain : pourquoi suis-je sur terre ? Le Coran répond clairement :

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran, 51:56)

L’adoration ne se limite pas aux rites. Le travail honnête, le soin apporté à sa famille, une parole bienveillante ou un service rendu deviennent des actes d’adoration lorsqu’ils sont accomplis pour Dieu, car « les actes ne valent que par les intentions » (rapporté par al-Bukhari, n° 1, et Muslim, n° 1907). Toute la vie peut ainsi prendre une valeur aux yeux de Dieu.

Cette relation est directe : en islam, il n’y a ni clergé ni intermédiaire obligé entre le croyant et son Seigneur. Chacun peut s’adresser à Lui, à tout moment et dans sa propre langue :

« Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, alors Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui M’invoque quand il M’invoque. » (Coran, 2:186)

Dieu promet en outre une vie meilleure dès ici-bas à ceux qui conjuguent la foi et les bonnes œuvres : « Quiconque, homme ou femme, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie » (Coran, 16:97).

La paix du cœur

Le croyant sait que rien ne lui arrive sans que Dieu le sache, et que chaque épreuve a un sens. Cette confiance (tawakkoul) ne supprime pas les difficultés, mais elle aide à les traverser avec sérénité :

« N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ? » (Coran, 13:28)

Le Prophète Mohammed ﷺ a résumé cet équilibre intérieur : « L’affaire du croyant est étonnante : tout ce qui lui arrive est un bien pour lui, et cela n’appartient qu’au croyant. S’il lui arrive un bonheur, il remercie Dieu, et c’est un bien pour lui ; s’il lui arrive un malheur, il patiente, et c’est un bien pour lui » (rapporté par Muslim, n° 2999). Gratitude dans l’aisance, patience dans l’épreuve : le croyant n’est jamais perdant.

Les cinq prières quotidiennes rythment la journée et offrent autant de moments de recueillement, loin de l’agitation du monde.

Une religion de facilité et de pardon

L’islam n’impose pas de fardeau insupportable. Il est indulgent, mais pas laxiste : ses obligations sont réelles, et elles tiennent compte des capacités de chacun. « Allah veut pour vous la facilité, et Il ne veut pas la difficulté pour vous » (Coran, 2:185) ; « Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité » (Coran, 2:286). Le malade et le voyageur sont dispensés de jeûner et rattrapent plus tard ; celui qui ne peut prier debout prie assis. Le Prophète ﷺ a dit : « La religion est facilité, et nul ne la rendra trop dure sans qu’elle ait raison de lui » (rapporté par al-Bukhari, n° 39).

Surtout, la porte du repentir ne se ferme jamais tant que l’on est en vie. Aucun péché n’est trop grand pour la miséricorde divine :

« Dis : “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.” » (Coran, 39:53)

Celui qui se repent sincèrement voit même ses mauvaises actions transformées : « Allah changera leurs mauvaises actions en bonnes » (Coran, 25:70). C’est l’une des raisons pour lesquelles celui qui embrasse l’islam commence une vie nouvelle, son passé effacé.

Une morale qui embellit la vie

Le bon caractère est au cœur du message de l’islam. Le Prophète ﷺ disait : « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur caractère » (rapporté par al-Bukhari, n° 3559). Honnêteté, pudeur, maîtrise de la colère, respect de la parole donnée, bonté envers les parents : ces valeurs sont des commandements et non de simples conseils. « Aucun de vous ne croit vraiment tant qu’il n’aime pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même » (rapporté par al-Bukhari, n° 13, et Muslim, n° 45).

L’islam protège aussi la santé du corps et de l’esprit. Il fait de la propreté une partie de la foi — « la purification est la moitié de la foi » (rapporté par Muslim, n° 223) — à travers les ablutions et le bain rituel. Il interdit les boissons enivrantes et les jeux de hasard, sources de tant de drames pour les personnes et les familles :

« Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Écartez-vous-en, afin que vous réussissiez. » (Coran, 5:90)

Une société fondée sur la fraternité et la justice

L’islam ne s’adresse pas seulement à l’individu. Il veut une société solidaire, où chacun se sent responsable des autres : « Les croyants, dans leur affection, leur miséricorde et leur compassion mutuelles, sont comme un seul corps : quand un membre souffre, tout le corps partage son insomnie et sa fièvre » (rapporté par al-Bukhari, n° 6011, et Muslim, n° 2586).

Cette fraternité se traduit concrètement :

  • La solidarité : la zakat prélève chaque année une part des biens des plus aisés au profit des plus démunis ; la zakat al-fitr, à la fin du Ramadan, permet à tous de célébrer l’Aïd.
  • L’égalité : aucune race ni aucune origine n’est supérieure à une autre. « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux » (Coran, 49:13).
  • La famille : la bonté envers les parents est citée juste après l’adoration de Dieu (Coran, 17:23), et les liens de parenté doivent être entretenus.
  • Le voisinage : « Gabriel n’a cessé de me recommander le voisin, au point que j’ai cru qu’il allait en faire un héritier » (rapporté par al-Bukhari, n° 6014).
  • La justice, y compris envers ceux que l’on n’aime pas : « Que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Soyez justes, cela est plus proche de la piété » (Coran, 5:8).

La promesse du Paradis

Le plus grand des bienfaits reste celui de l’au-delà. Le Coran annonce à ceux qui croient et font le bien une demeure éternelle :

« Annonce à ceux qui croient et pratiquent de bonnes œuvres qu’ils auront pour demeures des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. » (Coran, 2:25)

« Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur ainsi qu’un Paradis aussi large que le ciel et la terre, préparé pour ceux qui ont cru en Allah et en Ses messagers. » (Coran, 57:21)

Ce qui attend les croyants dépasse l’imagination. Dans un hadith qudsi, le Prophète ﷺ rapporte que Dieu a dit : « J’ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce qu’aucun œil n’a vu, ce qu’aucune oreille n’a entendu et ce qui n’est jamais venu à l’esprit d’un être humain » ; puis il récita : « Aucun être ne sait ce qu’on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux » (Coran, 32:17 ; rapporté par al-Bukhari, n° 3244, et Muslim, n° 2824). Il a dit aussi qu’« une place au Paradis, de la taille de celle qu’occupe le fouet de l’un d’entre vous, vaut mieux que le monde et tout ce qu’il contient » (rapporté par al-Bukhari, n° 2892).

Même celui qui occupera le rang le plus modeste du Paradis — le dernier à y entrer — recevra « l’équivalent du monde, et dix fois plus » (rapporté par al-Bukhari, n° 6571, et Muslim, n° 186). Dans une autre version, Dieu lui demande s’il serait satisfait d’avoir l’équivalent du royaume d’un roi de ce monde, puis lui accorde cela et dix fois plus (rapporté par Muslim, n° 189). À l’inverse, le degré le plus élevé est al-Firdaws : « Lorsque vous demandez à Allah, demandez-Lui al-Firdaws, car c’est le milieu et le plus haut du Paradis » (rapporté par al-Bukhari, n° 2790).

Le bonheur du Paradis efface toutes les peines d’ici-bas. Le Prophète ﷺ a raconté que l’on fera plonger un court instant dans le Paradis l’homme qui aura eu la vie la plus misérable sur terre, parmi ceux qui y sont promis. On lui demandera : « Fils d’Adam, as-tu jamais connu la moindre misère ? As-tu jamais traversé une épreuve ? » Il répondra : « Non, par Allah, Seigneur ! Je n’ai jamais connu de misère ni traversé d’épreuve » (rapporté par Muslim, n° 2807).

Ce bonheur est éternel : « Et quant à ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres, bientôt Nous les ferons entrer aux Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux. Ils y demeureront éternellement » (Coran, 4:57). Il est un don de Dieu plus qu’un salaire : le Prophète ﷺ a rappelé que nul n’entrera au Paradis par ses seules œuvres, « pas même moi, à moins qu’Allah ne m’enveloppe de Sa miséricorde » (rapporté par al-Bukhari, n° 6463, et Muslim, n° 2816). Le croyant agit donc avec constance et modestie, en comptant sur la générosité de son Seigneur. Pour mieux comprendre ce qui précède l’entrée au Paradis, lisez notre article sur le Jour du Jugement dernier.

En conclusion

L’islam offre au croyant un sens à sa vie, une paix intérieure, une morale exigeante et bienveillante, une communauté fraternelle et, au-delà de la mort, l’espérance d’un bonheur sans fin. Ces bienfaits ne se goûtent pleinement que dans la pratique : la foi sincère, la prière, le jeûne, l’aumône et le bon comportement envers les autres. Pour découvrir les fondements de la religion, commencez par notre page Tout sur l’islam, ou méditez les paroles du Prophète ﷺ.

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