Pèlerinage 2017/1438 Hajj et Omra à la Mecque et Médina

Publicité
Switch

Dans un premier abord, le pèlerinage, aussi appelé Hajj ou Haj illustre l’un des cinq piliers de l’islam. Il illustre une visite religieuse des lieux saints situés à la Mecque en Arabie Saoudite.

Le grand pèlerinage à la Mecque se fait entre la période du 8 et du 13 du mois Dou El Hijja. Ce mois est le dernier mois du calendrier musulman lunaire.

Cette coutume du pèlerinage a pris lieu, en première place durant l’an 9 après l’hégire. Cette année fut nommée, l’année de la délégation, durant lequel une des Sourate du Saint Coran a été révélé, Sourate Al I'mran.

Ensuite, sachez que la réalité du pèlerinage réside dans le rassemblement d’un grand nombre d’hommes pieux à un moment qui rappelle l’état des bénéficiaires des bienfaits divins parmi les Prophètes, les justes les Martyres, les Saints et dans un lieu qui renferme des signes divins éclatants vers lequel se dirigent des fidèles pour vénérer les rîtes de Dieu et demander l’expiation des fautes.

C’est que lorsque les ambitions se conjurent de cette manière, elles ne peuvent être privées de la descente de la miséricorde et du pardon. Voilà le sens de la parole du Prophète (Que Dieu lui accorde la Grâce et la Paix au Paradis) : « On n’a jamais vu Satan aussi petit, exclu, vil, et enragé comme au jour de ‘Arafât » La maison de Dieu est l’endroit qui mérite le plus qu’on s’u dirige pour accomplir le pèlerinage. A l’origine, la notion de pèlerinage existe dans chaque communauté car il s’agit d’un lieu indispensable pour rechercher les bénédictions en raison de la manifestation des signes divins que les hommes ont constaté en ce lieu, en raison des offrandes et des sacrifices que leurs prédécesseurs y observaient. Car ces leiux rappellent ceux qui faisaient les sacrifices et ce qu’ils ont vécu.

Or, la Maison de Dieu est le lieu qui mérite le plus qu’on visite pour accomplir le pèlerinage. Ce lieu renferme des signes divins éclatants et il a été édifié par Ibrahim (Abraham), le prophète du bien et de la bonté comme l’attestent la plupart des nations, conformément aux commandements de Dieu et à Sa révélation. Il l’a édifiée dans un terrain désert et difficile d’accès. Car tous les autres endroits vers lequel on se dirige pour le pèlerinage, renferment de l’idolâtrie et des innovations qui n’existaient pas à l’origine.

Assajda

Le pèlerinage constitue une forme de purification de l’âme :

La purification de l’âme consiste à visiter un endroit que les Pieux et les Saints ne cessent de vénérer, de visiter et de rendre vivant par la mention et l’invocation de Dieu Allah. Car cela procure l’attachement aux énergies spirituelles des Anges inférieurs et rapporte l’invocation plénière du Plérome céleste en faveur des gens du bien. Aussi lorsque le pèlerin se retrouve en ce lieu, son âme est imprégnée de ces effluves.

De même la vision des symboles du rituel divin et leur vénération révèle de la remémoration et de la mention de Dieu. En effet, lorsqu’on les voit, on se souvient de Dieu Allah au même titre que le nécessitant rappelle le nécessaire et l’inconditionné surtout lorsqu’on observe certaines formes de vénération et certaines contraintes qui stimulent énergiquement l’âme humaine.

Voilà pourquoi il arrive à l’homme d’aspirer à son seigneur avec un ardent désir ce qu’il ressent le besoin d’avoir quelque chose pour satisfaire son argent désir et il ne le retrouve que dans le pèlerinage.

Le pèlerinage est une alternance qui permet de distinguer celui qui a réussit de l’hypocrite :

De même que l’état a besoin de l’alternance de temps à autre pour distinguer l’homme intègre du frauduleux, le soumis du rebelle, pour assurer sa renommée, asseoir son autorité, et permettre à ses citoyens de s’y reconnaître entre eux, de même la religion a besoin d’un pèlerinage, pour distinguer celui qui est dans le droit chemin de l’hypocrite pour montrer que les gens entrent dans la religion de Dieu par groupe successifs et pour qu’il se voient les uns les autres et en tirent profit réciproquement, car les souhaits ne se réalisent et s’acquièrent que dans le compagnonnage et les contactes directes. Et lorsque le pèlerinage devient une marque notoire, il prémunie contre bien des malheurs effectifs et rien ne lui ressemble pour se remémorer l’état dans lequel se trouvaient les guides de la religion et inciter à s’y conformer.

Enfin comme le pèlerinage nécessite un long déplacement, et une action difficile qui ne se réalise qu’au terme d’un effort éprouvant pour l’âme, son accomplissement devient une œuvre vouée sincèrement à Dieu, qui expie les péchés et détruit tout ce qui a été commis antérieurement, au même titre que la Foi.

Le pèlerinage et ses secrets, ses mérites, et ses règles de convenance :

Ses secrets :

Il convient pour celui qui veut accomplir le pèlerinage de commencer par se repentir, réparer les injustices, rembourser les dettes, assurer les dépenses pour ceux qui dépendent de lui jusqu’à son retour et remettre les dépôts qui lui sont confiés. Il doit prendre avec lui suffisamment d’argent licite pour son voyage et ses dépenses personnelles, de telle manière qu’il puisse assurer convenablement ses provisions et se montrer bon envers les pauvres. Il doit prendre également avec lui de quoi arranger sa tenue comme le Siwâk, le peigne, la glace, la boîte de Kohol, etc.… Il doit également faire l’aumône avant son départ. S’il loue un chameau, il doit faire voir à son propriétaire les objets qu’il va transporter. Ainsi on rapporte qu’un homme a dit à Ibn Al-Mubârak : « Veux-tu prendre cet objet pour le remettre à un tel ? ». Ibn Al-Mubârak a dit : « Attends que je demande la permission au propriétaire du chameau ».

Il doit également rechercher un bon compagnon qui aime faire le bien. Ainsi s’il est insouciant, ce compagnon lui rappellera le dbikr. S’il pratique le dbikr il l’assistera et s’il s’ennuie, il le fera patienter.

De même les pèlerins qui voyagent en groupe doivent choisir parmi eux celui qui a le meilleur caractère, et qui est le plus bienveillant envers ses compagnons pour les diriger. Si on a besoin de quelqu’un pour diriger le groupe, c’est parce que les opinions divergent souvent et que les choses ne vont pas d’elles-mêmes. Il reste que le chef du groupe doit être bienveillant envers ses compagnons. Il doit également s’occuper de leurs affaires et s’exposer lui-même pour les protéger. Le pèlerin voyageur doit aussi user de belles paroles, offrir de la nourriture et montrer un bon caractère, car le voyage amène souvent à manifester ce qui est enfoui à l’intérieur.

Ainsi, celui qui montre un bon caractère durant le voyage, qui génère parfois de l’ennui, montre un bon caractère dans sa vie citadine de tous les jours. L’adage dit : lorsqu’un homme est loué à la fois par ceux qui traitent avec lui dans sa vie de tous les jours et par ses compagnons en voyage vous ne devez pas douter de sa bonté. Le pèlerin doit, avant de commencer son voyage, faire ses adieux à ses compagnons et à ses frères qui ne partent pas, solliciter leurs invocations, faire en sorte que le voyage débute un jeudi à l’aube, accomplir une prière de deux rak’a avant de quitter sa maison, confier ses proches et ses biens à Dieu et recourir aux invocations et aux dbikr traditionnels au moment de quitter la maison et durant son voyage.

Il s’agit des invocations s célèbres qui figurent dans les ouvrages consacrés aux rites du pèlerinage, notamment les invocations qui se rapportent à l’ibrâm (Le fait d’entrer en état de sacralisation), au tawâf (Le fait d’accomplir des circumambulations autour de la Ka’bâ, au sa’y (le va-et-vient entre le Safâ et le Marwâ), au wukouf (Stationnement) au mont ‘Arafât, etc. D’ailleurs tout ceci est amplement consigné dans les traités du fikh que l’on peut consulter avec profit.

Les règles de bienséance intérieures et les allusions aux secrets du pèlerinage :

Sachez qu’on ne parvient à Dieu que par le dépouillement et la réclusion pour se consacrer à Son Service. Ainsi les ermites se retiraient dans les montagnes pour rechercher la familiarité avec Dieu. Voilà pourquoi le pèlerinage a été institué comme un monachisme pour la communauté musulmane.

Parmi les règles de convenance, il y a celle qui consiste pour le fidèle, à éviter pendant son pèlerinage, toute activité commerciale qui risque d’occuper son cœur et de multiplier ses soucis, afin que sa seule et unique préoccupation soit l’obéissance à Dieu. Il n’a a pas de mal à ce qu’il soit un peu hirsute et poussiéreux, portant des vêtements usés mais propres et évitant la belle prestance dans sa tenue. Le pèlerin doit aussi éviter d’être porté sauf en cas d’excuse. On rapporte à ce sujet que le Prophète, a effectué le pèlerinage à dos d’une chamelle munie d’une selle modeste.

De même dans le hadith rapporté par Jâbir le Prophète a dit : « Dieu est fière des pèlerins devant ses anges. Il leur dit : Regardez Mes serviteurs ! Ils sont venus vers Moi hirsutes et poussiéreux du lointain. Je vous prends en témoins que Je leur pardonne ».

Dieu a honoré et accordé une grande valeur à Sa Maison. Il l’a installée comme un point de convergence pour Ses serviteurs et a institué autour d’elle un sanctuaire sacré pour rehausser sa valeur et agrandir sa position. Il a institué le mont ‘Arafat comme un champ à son extrémité. Sachez bien également que chacun des actes et des rites du pèlerinage recèle un rappel pour celui qui veut se rappeler et un enseignement pour celui qui veut être édifié.

Ainsi le pèlerin se rappelle, à l’occasion de la collecte des provisions pour le voyage, les provisions en œuvres pour la vie future. Qu’il prenne garde surtout à ce que ses œuvres ne soient affectées et corrompues par la duplicité et la recherche de la réputation car elles ne lui seront pas de bonne compagnie et ne luis serviront à rien, telle une nourriture délicate qui pourrit dès la première halte du voyage, ce que laisse le voyageur perplexe et angoissé dans les moments de besoin. De même lorsque le pèlerin quitte son pays, s’engage dans le voyage et rencontre les multiples difficultés, qu’il se rappelle comment il quittera le bas-monde par la mort, pout le rendez-vous de la Résurrection et toutes les frayeurs qu’il aura à affronter.

De même qu’il doit se rappeler au moment de son entrée dans le territoire sacré et de son dépouillement de ses vêtements lorsqu’il met son Ibrâm (Pagne que l’on porte pour entrer en territoire sacré), le port de son linceul et comment il rencontrera son Seigneur dans une tenue différente de celle des gens du bas-monde.

Lorsqu’il formule l’intention d’accomplir le pèlerinage en disant : Me voici mon Dieu ! (La Talbiya) qu’il se rappelle à travers sa Talbiya la réponse de Dieu, qui a dit : « Appelle les hommes au pèlerinage » (Coran, 22/27). Qu’il espère l’acceptation et qu’il craigne le non exaucement. Lorsqu’il arrive au sanctuaire sacré, il doit espérer l’assurance contre le châtiment et craindre de n’être pas de ceux qui sont rapprochés. Néanmoins, il convient que l’espérance soit dominante chez lui car la générosité couvre tout le monde, le droit du visiteur est considéré et la caution du réfugié est inaliénable.

De même, en voyant la Maison sacrée, il se représente sa grandeur dans son cœur et remercie Dieu pour lui avoir permis d’accéder au rang de ses serviteurs, et qu’il ressente la grandeur de circumnambuler autour d’elle car ce qu’il fait constitue une prière. Qu’il croit en embrassant la prière noire qu’il prête à Dieu l’allégeance d’obéissance, tout en y ajoutant sa résolution de rester fidèle à cette allégeance. Qu’il se rappelle, en s’accrochant aux rideaux protecteurs de la Ka’ba et en collant da poitrine et sa face au Muttazam, le refuge du pécheur auprès de son Maître et la proximité de l’amant.

Lorsqu’il effectue le va-et-vient entre Safâ et Marwâ, il doit penser aux deux plateaux de la Balance du jugement, à ses hésitations et ses agitations dans l’enceinte de la Résurrection ou pense aux va-et-vient du serviteur devant le seuil du roi pour manifester sa sincérité dans le service, espérer regardé avec l’œil de Sa Miséricorde et souhaiter la satisfaction de ses besoins.

S’agissant du stationnement à ‘Arafât, rappelez-vous en y voyant l’affluence des pèlerins, le tumulte de leurs voix et la variété de leurs idiomes ; le stationnement du Jour de la Résurrection et le rassemblement de toutes les nations en cette circonstance et leur demande pour qu’on intercède en leur faveur.

Lorsque vous lancez les petits cailloux (Al Jimâr), visez à travers ce geste la soumission à l’ordre, la manifestation de la servitude et la simple soumission sans la moindre part de l’âme à tout cela.

Pour ce qui est de Médine, rappelez-vous en y séjournant que c’est la cité choisie par Dieu Allah pour son Prophète, que c’est vers elle qu’Il a choisi son émigration et placé sa maison. Ensuite représentez-vous les traces des pieds de l’envoyé de Dieu, pendant ses déplacements dans cette sainte cité. Imaginez-vous son recueillement et sa sérénité. Lorsque vous visiterez inchallah le Mausolée, que votre cœur soit présent pour l’honorer et le respecter. Evoquez ensuite mentalement son image magnifique et représentez dans votre cœur son sang sublime. Ensuite, adressez-lui vos salutations. Et sachez qu’il sait vos salutations et qu’il les entend de là haut.

Notre rédaction vous souhaite de passer d’excellent moment durant ce pèlerinage 2009/1430. Et que Dieu vous accorde son pardon, et à tous les musulmans et les musulmanes. Amine.